Col de Tricot (2120 m): le guide complet pour une rando inoubliable sur le TMB
Itinéraire détaillé, difficulté, accès, variantes et refuges pour réussir la randonnée du Col de Tricot. Une boucle panoramique à ne pas manquer en Haute-Savoie.
Sommaire
On a toutes et tous déjà vu passer ce nom en préparant un Tour du Mont Blanc. Le Col de Tricot, 2120 mètres d’altitude, c’est un peu le balcon VIP sur le massif. Face à vous, le glacier de Bionnassay déroule sa langue bleutée, et derrière, les aiguilles de Miage crèvent le ciel. Un spectacle qui n’a pourtant rien de réservé aux alpinistes chevronnés. Si tu as déjà randonné avec un peu de dénivelé, tu peux y aller. Promis. La preuve: je te donne ici tout ce qu’il faut pour y arriver sans te perdre, sans te planter, et en profitant du panorama à 360°. Parce que soyons francs, ce que les guides appellent « randonnée confirmée » est davantage une question de préparation que de technique alpine.
Le Col de Tricot, balcon sur le Mont Blanc
Situé sur la célèbre variante du Tour du Mont Blanc, le Col de Tricot marque un passage entre les Houches et Saint-Gervais, dans le massif du Mont Blanc. Contrairement à ce que son nom laisse imaginer, on n’y tricote pas des écharpes, même si l’envie de s’y poser un long moment avec un ouvrage en laine vous prendrait presque devant les vues. Il faut dire que l’endroit est spectaculaire: devant vous, le glacier de Bionnassay semble si proche qu’on jurerait pouvoir le toucher, et toute la chaîne des Dômes de Miage s’étale en arc de cercle.
C’est un objectif de randonnée à la journée, pas une simple traversée furtive. Le sentier se mérite, mais au sommet, on est récompensé par un panorama que beaucoup classent parmi les plus beaux du TMB. Les nuages s’accrochent parfois au col, donnant à l’arrivée un petit air de bout du monde. Un bon prétexte pour souffler, sortir l’appareil photo, et éventuellement vérifier si votre point mousse au tricot tient toujours bien serré autour du cou. En altitude, on apprécie chaque couche chaude.
Accès et départs: d’où partir pour le Col de Tricot
Vous avez le choix entre deux départs principaux, et les deux valent le coup selon le profil de votre journée.
Le départ depuis le Champel, le plus classique
C’est le point de chute le plus utilisé. Le parking du Champel, accessible en voiture depuis Saint-Gervais-les-Bains, évite une montée trop longue sur une route forestière. Attention, en haute saison, il se remplit vite. Si vous arrivez après 8 h, préparez-vous à vous garer le long de la route, voire à rebrousser chemin.
Depuis le Champel, l’itinéraire démarre en forêt, sur un bon sentier bien tracé. La première partie est ombragée, ce qui n’est pas négligeable quand on s’élance un matin d’été. Comptez environ 20 minutes avant de sortir du couvert des arbres et de commencer à apercevoir les premiers sommets.
Le départ depuis Bionnassay, l’alternative discrète
Pour ceux qui veulent gratter un peu de dénivelé ou éviter la foule, le hameau de Bionnassay offre un accès moins fréquenté. Le parking est plus petit, le chemin plus raide d’emblée. L’avantage, c’est qu’on rejoint plus vite le vif du sujet: les premiers points de vue sur le glacier arrivent après une heure de marche. Parfait pour les lèves-tôt qui aiment sentir le souffle du mont Blanc dès le début.
Côté transports en commun, la gare la plus proche est celle de Saint-Gervais-les-Bains. De là, des bus relient le village, mais les horaires sont clairsemés. Mieux vaut prévoir un véhicule ou du covoiturage.
La boucle classique par le Champel, pas à pas
Cet itinéraire est la star des lieux. Douze kilomètres, un petit millier de mètres de dénivelé positif, compter entre 5 et 7 heures de marche en fonction des pauses photos (et croyez-moi, vous allez en faire).
La montée vers la passerelle
Dès le sentier, on attaque une montée régulière, jamais vraiment abrupte mais qui ne plaisante pas. On longe le torrent, on traverse quelques éboulis sans difficulté. L’ambiance est alpine, avec les rhododendrons en fleur au début de l’été. Le rythme se maintient jusqu’à atteindre une première zone plus ouverte, où la vue se dégage sur le dôme de Miage. C’est là que beaucoup regrettent déjà de ne pas avoir emporté un sur-pantalon plus chaud, même en juillet, le vent peut être piquant.
Le passage clé de la passerelle
Après deux bonnes heures, vous arrivez au pied de la passerelle himalayenne qui enjambe une gorge abrupte. Le terrain devient plus aérien, le souffle un peu court. Le câble est solide, le garde-corps rassurant, mais il faut passer l’un après l’autre. Si vous avez le vertige, ne fixez pas le vide. Le bruit du torrent en contrebas rappelle que la montagne est vivante. Une fois de l’autre côté, on reprend son souffle et on admire la cascade en dessous. Les plus prévoyants sortent une barre de céréales avant d’attaquer la dernière section.
L’arrivée au col et la descente par le refuge de Miage
Après la passerelle, le sentier grimpe en lacets dans un pierrier. L’altitude se fait sentir, mais l’arrivée au col est une claque visuelle. À gauche, le glacier de Bionnassay, droit devant les Dômes, et sur la droite, la descente vers le refuge de Miage, 200 mètres plus bas. Beaucoup choisissent de casser la croûte au refuge, la tarte aux myrtilles y est réputée, avant de redescendre par le vallon de Miage et de boucler la boucle jusqu’au Champel. La descente est douce, assez longue, idéale pour papoter et planifier la prochaine sortie.
Variantes: plus court, plus long, ou intégré au TMB
Le Col de Tricot se prête à plusieurs itinéraires, selon votre envie du moment et votre niveau de forme.
La variante par le Crozat
Pour une boucle plus courte (environ 9 km, 800 m de dénivelé), on peut couper par le Crozat au lieu de redescendre jusqu’au Champel. C’est une bonne option si vous avez les jambes lourdes en fin de journée. Le chemin est moins fréquenté, un peu plus sauvage, et on évite le long retour en forêt. En revanche, le balisage est plus discret, un GPS rassurera les moins habitués.
Prolongement vers le Mont Vorassay
Les randonneurs qui veulent transformer la sortie en véritable défi ajoutent le Mont Vorassay après le col. On poursuit la montée au-delà, sur un sentier cairné, pour gagner une cinquantaine de minutes de montée supplémentaire. Le sommet dévoile un panorama encore plus large, englobant les Fiz et les Aravis. Prévoyez une bonne heure de plus, et assurez-vous que la météo tient.
Une étape TMB depuis Les Contamines
Si vous faites le Tour du Mont Blanc dans le sens classique, vous passerez probablement le Col de Tricot en venant des Contamines-Montjoie la veille. L’étape est longue, mais passer le col chargé d’un sac à dos de plusieurs jours a une saveur particulière. On arrive au refuge de Miage en fin d’après-midi, les épaules endolories, et on se sent soudain incroyablement vivant.
D’ailleurs, si vous préférez les épaules solides aux épaules fatiguées par les bretelles, sachez que tricoter un joli gilet sans manche muscle d’autres muscles, et permet d’avoir pile la bonne couche le soir au refuge.
Difficulté et équipement: on vous dit tout
C’est le point qui fait hésiter beaucoup de randonneurs. Alors, on clarifie.
Une randonnée confirmée, pas un alpinisme
Le Col de Tricot ne comporte aucun passage où l’on doit poser les mains, pas de via ferrata, pas d’échelle. On parle de randonnée de montagne classique, avec un bon sentier. Ce qui la classe en « confirmée », c’est avant tout le dénivelé, la durée et la présence possible de névés en début d’été qui rendent certains passages glissants. Si vous avez l’habitude des 800-1000 mètres de montée dans les Alpes, vous êtes à l’aise. Si c’est votre première sortie montagne, le Col de Tricot n’est pas le meilleur choix. Mieux vaut commencer par des itinéraires comme le Prarion, tout proche.
Un équipement qui ne se discute pas
Même en plein été, on est en altitude. Le trio de base: bonnes chaussures de randonnée montantes, veste imperméable, et une couche chaude. Les bâtons ne sont pas obligatoires mais ils soulagent la montée et sécurisent la descente. Emportez de l’eau en quantité (il n’y a pas de source après les premiers kilomètres), de la crème solaire et des lunettes de glacier. Et pour le cou, rien ne vaut une écharpe légère tricotée serré; ça pèse rien dans le sac et ça coupe le vent en crête.
Quand y aller: la fenêtre météo idéale
Juillet, août et les quinze premiers jours de septembre constituent la meilleure période. La neige a fondu sur la majeure partie du tracé, la passerelle est installée et les journées sont longues. En juin, on peut encore trouver des névés tenaces qui forcent à faire quelques pas acrobatiques; en octobre, les premières gelées transforment le pierrier en patinoire. L’hiver, le col est réservé au ski de randonnée, avec une approche bien différente et du matériel de sécurité obligatoire.
Avant de partir, jetez un œil aux prévisions sur Météo France et à la webcam du refuge de Miage. Un ciel dégagé fait toute la différence: on peut distinguer les moindres crevasses du glacier.
Refuges et hébergements autour du col
Refuge de Miage, l’étape conviviale
C’est le refuge le plus proche du col, à une petite demi-heure de descente. On y mange une soupe ou une part de tarte, et c’est le point de rendez-vous de tous les itinéraires de la journée. Pensez à réserver si vous voulez y dormir en été; le refuge est petit et prisé par les groupes du TMB.
Refuge de Tricot et autres options
Plus confidentiel, le refuge de Tricot se trouve à environ une heure du col sur le versant sud. Il offre un hébergement plus rustique et une vue différente. Côté vallée, Saint-Gervais et les Houches proposent des gîtes et hôtels pour rayonner sur plusieurs jours. De quoi poser ses affaires et ressortir le carnet de croquis ou le tricot en cours le soir au coin du feu.
Questions fréquentes
Quelle est la difficulté du Col du Tricot?
On parle d’une randonnée de niveau confirmé, essentiellement à cause du dénivelé et de la distance. Aucun passage technique, mais l’altitude et les éventuels névés demandent une bonne condition physique. Une marcheuse habituée aux sorties alpines de 1000 mètres de montée ne rencontrera pas de souci.
Y a-t-il un lien entre le Col de Tricot et le tricot?
Aucun lien officiel, mais entre nous, après avoir arpenté le col, on ne vous en voudra pas de rêver à votre prochain ouvrage en laine. D’ailleurs, si vous cherchez une technique de jeté au tricot pour votre futur tour de cou, on en parle ici. L’avantage, c’est qu’on peut faire les deux: randonner et tricoter.
Faut-il réserver le refuge de Miage à l’avance?
En juillet et août, oui, impérativement. Le refuge n’a que quelques dizaines de places et il accueille aussi les randonneurs du TMB. En dehors de ces deux mois, on peut tenter sa chance sans réservation, mais appelez avant pour confirmer l’ouverture.
Quelle est la différence avec le Col du Bonhomme?
Le Col du Bonhomme est plus haut (2329 m) et plus engagé, avec un itinéraire souvent réservé aux randonneurs alpins expérimentés. Le Col de Tricot, lui, reste une randonnée accessible tant que l’on respecte la montagne et ses conditions. Une bonne mise en jambe avant d’attaquer les diminutions en tricot ou d’autres cols plus costauds.
Explorer aussi
Par catégorie
Thèmes à découvrir
Articles similaires
Application pour créer des tenues gratuit: laquelle vaut le coup en 2026?
Tu veux planifier tes looks sans dépenser un centime? On compare les applis gratuites, on t’explique comment t’en servir et on te dit ce qu’elles ne feront jamais à ta place.
Tenue baptême marraine: les choix qui ne froissent personne en 2026
Marraine pour un baptême en 2026? Trouve la tenue idéale: matières éco-responsables, couleurs permises, codes selon le type de cérémonie et accessoires malins.
Tenue invitée baptême 2026: le guide élégance et confort
Tu veux être élégante sans fausse note? Découvre les règles de base, les couleurs, les matières et les accessoires pour un baptême réussi.